S’échangeant actuellement à plus de 2 500€ l’once (31,10g), l’or reste le métal précieux dont l’exploitation attire toujours de plus en plus d’individus. C’est ainsi qu’un chercheur d’or a eu pour ambition de se lancer dans une nouvelle épopée de l’or en Bretagne.
Il s’agit de Keith Barron, géologue britanno canadien qui préside actuellement la start-up Breizh Ressources, basée à Lorient. Ce nouvel Indiana Jones entend bien faire fortune en découvrant de nouveaux filons et gisements d’or dans la région de Bretagne.
Ruée vers l’Ouest Made in France
À l’instar des États-Unis qui avaient connu une ruée vers l’or au milieu des années 1850, la Bretagne pourrait voir une vague de prospections minières sur son territoire. En effet, 42 communes situées entre la Bretagne historique et le Maine-et-Loire, pour une superficie totale de 850km² à exploiter, sont dans le viseur de la start-up Breizh Ressources. A sa tête, Keith Barron qui a déposé trois permis exclusifs de recherches minières (PERM) entre juillet et octobre 2023.
L’objectif pour la start-up est de trouver de l’or ainsi que 40 autres minerais dans les zones de prospection qui s’étendent un peu partout dans la région, de l’Ille-et-Vilaine au Morbihan jusqu’en Loire-Atlantique. Mais pourquoi la Bretagne ? Keith Barron découvre en juillet 2022 l’existence d’une pépite d’or de 3,3kg (1,1kg d’or mêlé à du quartz), exposé la même année au Musée d’histoire naturelle de Paris et découvert dans les sous-sols morbihannais. Il n’en faut pas plus pour que l’instinct de chercheur d’or du britanno canadien se réveille.

Une nouvelle aventure pour Keith Barron
Keith Barron n’en est pas à son premier essai pour ce qui est de la conquête de l’or en terrain inconnu. En effet, en 2006, le britanno canadien découvre au sud de l’Équateur l’une des plus grandes mines d’or au monde : la Fruta del Norte. Sa découverte et son récit sont dignes des films du célèbre personnage de fiction et explorateur Indiana Jones.
En 1998, alors qu’il partage le quotidien d’une famille équatorienne à Quito, Keith retrouve auprès du père de famille d’anciennes cartes de la région amazonienne, lui indiquant au passage l’existence d’anciennes mines d’or exploitées par les Conquistadors espagnols : Sevilla del Oro et Logrono de Los Caballeros. Keith retourne alors approfondir ses recherches dans des bibliothèques aux USA et au Canada, avant de se lancer pour une aventure qui se déroulera sur 5 ans, accompagnée par deux collègues géologues.
En mars 2006, il découvre alors le site de la Fruta de la Norte et ses 10 millions d’onces d’or, que le trio revendra deux ans plus tard à la multinationale Kinross.