 |
|
Flux RSS
|
Bretagne
|
|
 |
|
L'actualité en Bretagne
|
| Un témoin dans l'affaire Bugaled Breizh | S'appuyant sur un informateur, le fils d'une des victimes demande la mise en examen du pacha d'un sous-marin britannique. Dans la marine de sa Majestée, on l'appelle Stumpy, le boudiné. De son vrai nom : Andrew Coles. C'est lui qui commandait le sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) HMS Turbulent, ce 15 janvier 2004, jour où le chalutier breton Bugaled Breizh a fait mystérieusement naufrage, provoquant la mort des cinq marins du bord, près du cap Lizard, dans le sud-ouest de l'Angleterre.
Thierry Lemétayer, le fils de l'un de ces pêcheurs du Guilvinec, dans le Finistère, serait parvenu à trouver un témoin qui pointe du doigt la responsabilité de ce submersible dans le naufrage. C'est ce qu'il a expliqué, le 29 juillet 2011 à un juge en charge de l'instruction, à Nantes, réclamant au passage la mise en examen pour homicide involontaire du commandant de ce bâtiment au moment des faits. En 2007, une enquête menée en particulier par les journalistes Laurent Richard et Sébastien Turay (Le Bugaled Breizh, secrets d'Etats autour d'un naufrage) avait permis d'établir que ce jour-là, des manoeuvres britanniques (Black Thursday) se déroulaient effectivement dans le secteur où le chalutier a coulé.
Qui est ce nouveau témoin ? Il s'agirait d'un Français qui aurait récemment rencontré Andrew Coles. Celui-ci lui aurait indiqué qu'effectivement son sous-marin avait accroché le train de pêche du chalutier breton, l'entraînant ainsi involontaire par le fond. Les connaisseurs du dossier se souviennent qu'Andrew Coles s'était déjà retrouvé involontairement sous les feux de l'actualité le 22 octobre 2010. Sous son commandement, un autre SNA, le HMS Astute s'était échoué sur une plage, près de Skye, en Ecosse. Dernier-né de la Royal Navy, ce bâtiment décrit comme ultra furtif s'était laissé piégé par la marée basse. Le pacha y avait perdu son commandement et s'était vu obligé d'accepter un poste administratif à terre. Les circonstances dans lesquelles l'officier britannique aurait donné des précisions sur les conditions du naufrage du Bugaled Breizh restent cependant pour l'instant difficiles à évaluer.

A noter qu'en 2006, Andrew Coles avait assuré que le HMS Turbulent se trouvait à quai, à Devenport, jusqu'au 16 janvier 2004, soit le lendemain du naufrage. D'après l'officier, le bateau s'y trouvait depuis 2003. Cette thèse, du long séjour à quai, est écornée par plusieurs documents. Plusieurs éléments laissent aussi penser que le HMS Turbulent aurait subit une avarie le 15 janvier 2004, jour du naufrage. Naviguant au nord de Brest et en route pour un exercice de l'Otan prévu le lendemain, le SNA français Le Rubis aurait capté un message signalant cette avarie.
De son côté, Thierry Lemétayer invite les anciens membres d'équipage du HMS Turbulent à se manifester pour contribuer à établir la vérité. Au passage, il accuse aussi non seulement la Royal Navy, mais aussi la Marine nationale et Michèle Alliot-Marie, ancienne ministre de la Défense d'avoir "menti par action ou par omission". Si les nouvelles révélations se confirment, ce rebondissement pourrait également embarrasser le BEA Mer (Bureau Enquêtes Accident) qui, en 2006, avait conclu à naufrage accidentel dû à ce qu'on appelle une croche molle, c'est à dire l'ensouillage du chalut dans de la vase. Cette thèse avait suscité un scepticisme général dans les ports de pêche bretons. | | par JMP le 30/07/2011 |
Toute l'actualité pour Loctudy, Le Guilvinec, Brest |
Envoi à un ami
|
A lire sur le même sujet sur Breizhoo
|
|
|
|
Réactions et commentaires
|
|
|
|
 |
| Liens promotionnels |
Vacances KrusoëA partir de 280€ la semaine : Corse, Côte d'Azure, Costa Brava...
| | |
GROUPE DANGERDocument Unique Evaluation des Risques Professionnels
| | |
Beton cire en BretagneEntreprise spécialisé depuis 5 ans dans les applications de béton ciré au sol, mûrs, douches italienne en Bretagne
| | |
|
|
|
 |