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| Un fonds des Iles Vierges lorgne sur Céléos | Première grande victime du retournement du marché immobilier, le groupe immobilier de Saint-Brieuc est en redressement judiciaire après avoir licencié la moitié de son effectif.

Céléos possède 70 programmes neufs en cours de réalisation.
Placé en redressement judiciaire depuis le 3 septembre 2008, le groupe Céléos a annoncé le 10 octobre 2008 un plan social passant par la suppression de 247 postes, soit la moitié de l'effectif. Le 2 mars 2009, le tribunal de commerce de Saint-Brieuc a étudié les dossiers proposés par les éventuels repreneurs. Surprise : l'un des deux candidats est Newbridge Holding Capital Ltd, un fond domicilié dans les îles Vierges britanniques qui conserverait une centaine d'emplois. L'autre postulant : une nouvelle société BC Partners, détenue à 60% par le groupe Pierreval Investissement, à 20 % par trois cadres de Celeos, et 20 % par l'entreprise Calypso (de Saint-Brieuc). Son dossier prévoit la sauvegarde de 75 emplois. Le tribunal fera connaître son choix le mercredi 11 mars.
Fondé en 1996 par Gilles Cadoudal et deux associés, Celeos a connu une envolée spectaculaire alimentée par la flambée des prix de l'immobilier. Pour les cinq dernières années, son chiffre d'affaire a été multiplié par 8, atteignant 202 millions d'euros en 2007. Ouvrant des agences dans tout l'ouest, puis dans le reste de la France (27 au total à ce jour), le groupe s'est introduit en bourse en 2006. Mais la crise américaine des subprimes a entraîné une plongée général du marché immobilier. Durant le premier semestre 2008, en France, les ventes de logements neufs ont chuté d'un bon tiers. Le parc de logements vides disponibles augmentent très vite. Les clients potentiels attentent la baisse des prix. Les banques accordent moins de prêts. Problème : Celeos, promoteur aménageur, ne vend que du neuf. Très vite, la bourse a senti le vent. L'action Celeos qui valait plus de 20 € il y a un an n'en finit plus de dévisser, avec un titre valant maintenant moins de 3 euros. Moins de vente. Moins de trésorerie et c'est la toute la machine qui se grippe. Cela d'autant plus que l'entreprise avait investi tous ses gains, au fur et à mesure, pour acheter des concurrents et se développer par croissance externe. La nouvelle du redressement a jeté un froid dans le secteur du bâtiment. Douzième promoteur sur le neuf en France, Celeos fait travailler beaucoup d'entreprises du BTP, en particulier dans son fief breton. | | par JMP le 03/03/2009 |
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