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L'actualité en Bretagne
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| Pas de vente annoncée pour Sagem | Le groupe d'électronique pourrait se séparer de Safran, sa branche téléphonie. Mais le conseil d'administration diffère sa décision.
Le 12 septembre, les employés bretons de Sagem ont veillé tard dans l'attente d'une mauvaise nouvelle qui n'est pas arrivée. Réuni à Paris, le conseil d'administration du groupe Safran a examiné les options sans effectuer de choix stratégique pour l'instant quant à l'avenir de Sagem, sa branche téléphonie. Son seul domaine d'activité qui soit déficitaire.
Cette société possède trois usines en Bretagne totalisant quelque 2 000 emplois. Plus des deux tiers se situent sur le site de Fougères, en Ille-et-Vilaine. Mais l'entreprise emploie aussi 500 personnes en Côtes d'Armor : 300 personnes à Dinan (logistique) et 200 à Lannion (circuits imprimés).
Alertés par les rumeurs du marché, les élus locaux ont immédiatement tiré la sonnette d'alarme. Le président du Conseil général de Bretagne, Jean-Yves Le Drian, est lui aussi monté au créneau, écrivant directement au ministre de l'Economie, Thierry Breton pour attirer son attention sur ce dossier. Pourquoi lui ? Parce que l'Etat détient 30% des parts du groupe (constitué par l'assemblage de Snecma-Sagem).
Une indiscrétion non démentie indique que les banques UBS et Rothschild ont été mandatées pour approcher d'éventuels acheteurs de la branche Sagem, qui pourraient être dissociés en trois lots : fax, téléphones mobiles et décodeurs. Parmi les repreneurs approchés figurent le groupe Motorola et le Finlandais Nokia.
Mais derrière ce mécano industriel, se profile un autre dossier : celui des luttes au sein de l'entreprise. Le collage de Sagem à Snecma a généré des frictions entre l'encadrement des deux entreprises. Les deux dirigeants du groupe, Jean-Paul Béchat et Mario Colaiacovo, eux-mêmes, collectionnent les différends. Ce qui pourrait conduire Bercy à renouveler l'équipe dirigeante. En toute logique, ce changement de management devrait intervenir avant toute décision quant à la vente de certaines activités.
Le 13 septembre, l'actuel président du directoire du groupe, Jean-Paul Béchat a rappelé que jusqu'à présent la voie choisie pour sortir la téléphonie mobile du rouge avait été de resserrer l'alliance avec le groupe chinois Ningbo Bird. Mais "pas suffisant pour améliorer les résultats . A deux petits, on n'arrive pas à se battre avec les grands". La perte sectorielle atteint 52 millions d'euros pour 477 millions en chiffre d'affaires. Conséquence : le dirigeant confirme qu'il va étudier toutes les solutions qui se présentent, y compris pour sauvegarder les emplois. "Nous sommes soucieux des emplois de nos personnels dans le groupe", a-t-il assuré.
| | par JMP le 13/09/2006 |
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