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L'actualité en Bretagne
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| Naufrage de l'Erika : Total mis en examen | Le 7 novembre, le groupeTotalFinaElf s'est vu signifier sa mise examen dans le cadre de l'enquête sur les responsabilités du naugrage du pétrolier Erika en Bretagne sud en décembre 1999. Rappel des faits : le 12 décembre 1999, le pétrolier Erika, se casse en deux dans une mer démontée au large de la Bretagne sud. Dans ses entrailles : 30 000 tonnes d'un pétrole pâteux qui se dégorge sur 400 kilomètres de côtes. Le bateau bat pavillon maltais. Son équipage est indien. Le propriétaire ? L'armateur ? Pas très clair. Le bateau est opéré par la société Panship (dirigée par Antonio Pollara) pour le compte de la société maltaise Tevere shipping qui serait elle-même une des multiples filiales de l'armateur napolitain Giuseppe Savarese. Fin 1999, le bateau est très vieux et très rouillé. Trop pour que le bureau Veritas s'aventure à lui accorder l'autorisation de naviguer. Alors la Panship change de bureau certificateur et s'adresse à la Rina, une société de classification italienne réputée moins regardante.L'Erika doit transporter une cargaison de brut pour le compte du groupe TotalFinaElf. On connait la suite. Et depuis la justice française s'échine à déméler ce sac de noeuds où les responsabilités se diluent comme le prétrole dans l'eau de mer.
C'est le dernier maillon de la chaîne, le client final, l'affrêteur, qui est aujourd'hui mis en examen tout comme l'avaient déjà été en leur temps le propriétaire du bateau, son capinaine, le responsable de la Panship, la société Rina et même trois responsables de la préfecture maritime de Brest.
C'est d'abord Eric Calonne, responsable de la cellule de crise chez TotalFinaElf qui a été mis en examen par le juge d'instruction Dominique de Talancé pour "pollution maritime, complicité de mise en danger d'autrui et abstention volontaire de prendre les mesures permettant de combattre un sinistre". La justice a également pris la décision de poursuivre d'autres cadres du groupe et le groupe lui-même en qualité de personne morale pour "violation délibérée des règles de sécurité" dans l'affrètement du bateau.
Pourquoi cette décion ? Parce que le juge Dominique de Talancé a lu de près le rapport sur la catastrophe régigé par l'expert maritime Henri Clouet. D'après cette étude, ''différentes règles ont été transgressées par la société du groupe Total'', alors que ''le navire ne pouvait être affrété.'' Accusations sans fondement d'après TotalFinaElf qui pourrait se voir demandé d'importants dommages et intérêts si l'action devait se poursuivre. La mise en examen de totale décidée le 7 novembre est assortie d'une caution de 50 millions de francs, payable avant le 15 décembre. La Justice interdit aussi au groupe pétrolier d'affrèter des bateaux de plus de 15 ans pour le transport du fioul de type 2. L'ensemble de la procédure quant à elle pourrait être très longue comme ont déjà pu le vérifier les communes de Bretagne nord après le naufrage de l'Amoco Cadiz en 1978. | | par JMP le 06/11/2001 |
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