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| Le Bugaled Breizh emporté par une force «exogène» | Le juge d'instruction confirme aux familles des victimes que le naufrage du chalutier breton est bien la conséquence d'un événement extérieur.
«Exogène». Un petit adjectif de sept lettres. Prononcé à Quimper, le 8 juillet, par Richard Foltzer, juge d'instruction en charge du dossier sur le mystérieux naufrage du chalutier breton, le mot prend un relief particulier. Car il indique clairement que l'enquête officielle retient maintenant la thèse du sous-marin comme étant la cause la plus probable du drame (le Bugaled Breizh avait coulé le 15 janvier 2004 au large du cap Lizard (Angleterre) avec 5 marins à bord).
En mars 2005, le rapport rédigé par les experts François Gourmelon et Christophe d'Hondt (à la demande des familles des victimes et du comité des pêches du Guilvinec) penchait déjà pour cette thèse. Sa conclusion s'appuyait sur un élément très troublant maintenant repris par le juge d'instruction : le câble de chalut bâbord est déroulé sur 500 m. C'est à dire deux fois plus que l'autre. Une configuration complètement anormale dans un scénario de pêche. Explication probable : un sous-marin a croché dans cette fune et l'a tirée sur près de 300 m avant d'entraîner le bateau lui-même qui aurait sombré en 37 secondes. Le juge aurait aussi précisé aux familles que ce câble présente des traces de frottement. Des analyses complémentaires vont maintenant tenter de détecter la présence éventuelle dans les fibres du câble de résidus du revêtement anéchoique qui recouvre généralement la coque des sous-marins modernes (pour leur fournir une meilleure isolation phonique).
Le dossier avait connu un tournant majeur le 12 avril, quand une enquête France3/Le Point avait mis en évidence la présence de plusieurs sous-marins dans la zone du naufrage. Un bâtiment néerlandais (Dolphin, mais aussi deux sous-marins britanniques (HMS Torbay et HMS Turbulent).
Les familles des victimes s'étonnaient pour leur part du peu de coopération des autorités françaises.
"Ce n'est pas nous. Ce n'est pas un sous-marin français," avait déclaré l'amiral Battet, chef d'Etat major de la Marine nationale. Le 7 juillet, le ministère de la Défense, lui même, a indiqué qu'il était disposé à lever le secret défense sur l'activité des bâtiments français à la mer au moment des faits. | | par JMP le 08/07/2005 |
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