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| L'Abeille Bourbon en service | Le nouveau remorqueur est arrivé à Brest. Il remplace l'Abeille Flandres.
800 opérations. 16 catastrophes écologiques évitées. 214 bateaux et 7200 marins secourus. Après 25 ans de bons et loyaux services, l'Abeille Flandre a quitté les eaux tourmentées de la Bretagne . Il s'en va poursuivre une carrière plus calme en Méditerranée. Il sera basé à Toulon. Le remorqueur est remplacé à Brest par un navire flambant neuf et beaucoup plus performant. Construit en Pologne et terminé en Norvège (pour un coût de 25,5 millions d'euros), le nouveau remorqueur Abeille Bourbon possède la puissance phénoménale de... 21 800 chevaux (contre 13 000 pour le prédécesseur). Long de 80 m, le navire peut rejoindre les bâtiments en difficulté à une vitesse de plus de 19 noeuds. Soit 5 noeuds de plus qu'auparavant. Autre différence : l'ergonomie de travail complètement revue. Concrètement, la plage arrière est beaucoup moins exposée, ce qui réduira les risques pour l'équipage quand le bateau arrime les aussières destinées à remorquer les navires en difficulté. Un sister-ship (Abeille Liberté) doit arriver à son tour à Cherboug, en septembre. Il remplacera l'Abeille Languedoc qui descend en Méditerranée.
Les remorqueurs appartiennent à Abeilles International. Spécialisée dans le sauvetage et l'assistance en mer, cette société de droit privé assure une mission de service public par contrat. Elle emploie 48 marins et cinq sédentaires. Elle exploite deux bateaux de haute mer sur la façade atlantique. Deux autres unités, sont en poste en Méditerranée. Abeilles International est une filiale du groupe Bourbon, qui exploite une soixantaine de remorqueurs dans le monde.
Les Abeilles sont entrés en service suite à la catastrophe de l'Amoco Cadix, ce super-tanker venu vider ses entrailles devant l'Aber Wrac'h en mars 1978. Leur mission première : dégager les pétroliers qui, victimes d'avarie, risqueraient à nouveau de s'échouer sur les côtes bretonnes. Mais la catastrophe de l'Erika, en décembre 1999, a mis en évidence le besoin de remorqueurs plus puissant. Coût de l'affrètement : 12 800 € par jour.

Le reportage du photographe Jean Gaumy a donné lieu à un livre disponible sur Amazon.fr | | par JMP le 17/04/2005 |
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